Podcast – D’alternante chez Capture à entrepreneuse : le parcours de Loïse


– Épisode 76 –

D’alternante chez Capture à entrepreneuse : le parcours de Loïse

Hey, bienvenue dans ce nouvel épisode de Capture ton Business. Aujourd’hui, c’est un épisode qui me touche particulièrement parce que j’ai enregistré avec Loïse, mon ancienne stagiaire puis alternante chez Capture. Pendant un an, elle a suivi ma vie d’entrepreneure débordée d’un peu trop près. Aujourd’hui, c’est elle qui s’est lancée dans le grand bain, et j’avais hâte de retourner la caméra sur elle pour de vrai.

Loïse a 22 ans. Elle vit à Grentheville près de Caen, elle a fait un BTS communication puis un Bachelor en alternance à mes côtés, et depuis quelques mois, elle accompagne des femmes entrepreneures et des petites structures à être visibles grâce à leur contenu digital. Sur le papier, ça sonne classique. Dans les faits, ce qu’elle raconte dans cet épisode est beaucoup plus profond que ça, et je pense que ça va parler à toutes celles qui hésitent encore à sauter le pas.

Une année d’alternance qui a tout déclenché

Loïse le dit sans détour : cette année passée chez Capture lui a fait prendre conscience qu’elle voulait se diriger vers l’entrepreneuriat. Pas pour la promesse un peu creuse qu’on nous vend souvent, celle du « tu travailles quatre heures par jour en pyjama ». Elle est claire là-dessus, ce n’est pas ça, et elle s’en est rendu compte rapidement. Ce qui l’a attirée, c’est autre chose : la possibilité de construire un rythme qui s’adapte à ses émotions et à son énergie. Loïse se décrit comme quelqu’un de très anxieux, et l’entrepreneuriat lui a offert une chose que le salariat classique ne pouvait pas lui donner, la liberté de respecter ses propres limites quand ça ne va pas.

Elle a aussi été honnête sur un point qui m’a touchée : elle a ressenti, pendant son alternance, l’instabilité financière et les moments d’urgence où on doit tout gérer seule, sans personne derrière pour nous motiver ou nous rassurer. Une réalité du quotidien d’entrepreneure qu’elle a vue de très près avant même de s’y confronter elle-même.

Une préparation millimétrée, et le piège qui va avec

Ce qui m’a le plus marquée en tant qu’ancienne « cheffe », c’est la méthode que Loïse a mise en place avant même d’ouvrir son entreprise. Elle a construit tout son écosystème sur Notion : la partie finance, la partie communication, un CRM, ses offres détaillées avec les prix, son processus d’onboarding client, un portfolio pour présenter ses projets. Une vraie base de crédibilité, montée avant de publier le moindre post.

Et puis, avec le recul, elle a fait un constat qui vaut de l’or pour toute personne en train de se lancer. Elle raconte : « je pense que j’avais surtout peur de me lancer et que je me suis caché un peu derrière toute cette organisation, derrière cette idée de vouloir tout faire parfaitement avant de démarrer. » Une partie de ce qu’elle a construit ne lui sert plus aujourd’hui. Ses offres initiales ne correspondaient pas à ce qu’elle avait vraiment envie de proposer, et certains espaces Notion sont restés vides d’utilisation quotidienne. Le paradoxe est là, et je trouve qu’elle le résume bien : cette préparation ne lui était pas toujours utile concrètement, mais elle lui a permis de ne pas se lancer complètement dans l’inconnu.

Il lui a fallu presque un an entre la fin de son alternance et la création de son entreprise. Et honnêtement, un petit coup de pouce nous revient un peu : on avait des besoins réels en rédaction web chez Capture, et ça l’a aidée à se dire qu’elle aurait au moins quelques projets pour démarrer.

Le vide du lancement en solo, et la phrase qui l’a portée

Ce qui traversait Loïse le plus au moment de se lancer, c’est un sentiment qu’elle décrit comme un vide complet, une solitude profonde. Elle a besoin de repères, et là, elle sautait dans un inconnu total, avec la sensation que personne ne pouvait lui dire si elle était sur la bonne voie. Elle raconte ce moment où on sort du cadre scolaire, celui qui nous dit toujours quel est le but à atteindre, pour se retrouver face à un flou total.

Ce qui l’a maintenue, c’est une phrase toute simple qu’elle se répétait : « je suis à la bonne place. Je sais, je le sens que c’est là où je dois être, que je vais y arriver, que ça demande du temps. » Elle insiste sur un point que je trouve essentiel à retenir, chaque chose a besoin de temps avant de porter ses fruits, et il faut accepter ça plutôt que de le combattre.

Sa méthode pour grandir sur Instagram : donner avant de vendre

C’est la partie de l’épisode où Loïse déploie vraiment son expertise. Sa stratégie sur Instagram repose sur une idée simple à énoncer mais exigeante à appliquer : pour devenir indispensable dans le quotidien de son audience, il faut lui donner de la valeur avant de lui proposer quoi que ce soit. Des conseils gratuits, donnés sans retenue, qui construisent la confiance petit à petit. Elle explique que le jour où elle sort une offre, ça devient presque une évidence pour la personne qui la suit, parce qu’elle a déjà prouvé ce qu’elle sait faire.

Elle donne une indication très concrète sur ce qui compte aujourd’hui sur la plateforme : les enregistrements et les partages, bien plus que les likes. Pour générer ça, il faut publier du contenu que les gens ont envie de garder sous la main, auquel ils reviennent. Et elle est honnête sur la manière dont elle a construit cette stratégie : ce n’est pas quelque chose qu’elle a appris à l’école, mais en analysant méthodiquement les comptes qui fonctionnaient déjà bien, pour comprendre quels formats et quels sujets généraient de l’engagement.

Avant même de créer du contenu, Loïse pose toujours trois piliers : son positionnement, son offre et sa cible. Elle va beaucoup plus loin que la fiche persona classique qu’on apprend en études de communication. Plutôt que d’inventer un prénom ou un âge fictif, elle préfère creuser la situation actuelle de la cible (ses blocages, ses problématiques, ses envies) et sa situation rêvée (ce qu’elle voudrait être dans trois mois, ce qui l’en empêche). Un travail qui, selon elle, ne demande pas des semaines, mais plutôt une journée entière de réflexion sincère.

Montrer son visage quand on est une grande introvertie

Un des moments les plus touchants de l’échange, c’est quand Loïse parle de sa manière de se montrer en vidéo alors qu’elle se décrit comme quelqu’un qui observe plus qu’elle ne parle, qui n’aime pas prendre trop de place. Pour tenir face caméra, elle s’est créé une astuce mentale : elle se dit qu’elle est dans sa petite bulle, son espace à elle, un peu comme si elle était seule chez elle face à son téléphone. Elle a d’ailleurs archivé ses toutes premières vidéos, qu’elle n’ose même plus regarder.

Ce qui la fait continuer, ce sont les messages bienveillants qu’elle reçoit, ceux qui la remercient pour ses conseils ou sa personnalité. Mais elle a aussi reçu des critiques, notamment sur son nombre d’abonnés, souvent venues d’hommes qui ne font pas partie de sa cible. Sa façon de gérer ça est devenue son conseil final aux personnes qui hésitent à se lancer sur Instagram : se détacher complètement des chiffres. Elle le formule ainsi : ce qui est publié sert l’activité et la visibilité, mais ce n’est pas la personne elle-même qui est jugée.

Le texte, ce pilier qu’on sous-estime trop souvent

Loïse est aujourd’hui notre rédactrice web de cœur chez Capture. On la recommande à fond à nos clientes, et j’adore travailler avec elle parce qu’elle fournit un travail incroyable, notamment sur les sites internet et les articles de blog. Elle explique très bien pourquoi le texte compte parfois davantage que le visuel dans une stratégie de communication : le visuel attire le regard, mais ce sont les mots qui expliquent, qui donnent des informations concrètes et qui poussent à passer à l’action. Sans un bon texte, un site magnifique ne sera jamais bien référencé sur Google. Un article de blog, contrairement à un post Instagram éphémère, peut continuer à générer du trafic pendant des années.

Ce qui se prépare pour la rentrée

Loïse a un projet en cours de maturation qu’elle espère lancer pour la rentrée : un accompagnement Instagram sur six semaines, mêlant formation et suivi personnalisé, pour aider les entrepreneures à poser une stratégie de contenu solide sans passer huit heures par jour sur l’application. Son objectif est d’éviter à ses futures clientes de perdre du temps comme elle en a perdu au départ, à changer d’identité visuelle et de stratégie toutes les semaines.

Le conseil qu’elle donnerait à celle qui hésite encore

Pour finir, Loïse laisse un message simple à toute personne qui porte un projet depuis longtemps sans oser sauter le pas : si le moment vous semble le bon, si l’idée a mûri, il n’y a que vous qui pouvez vivre cette expérience. Et si ça ne fonctionne pas, on peut toujours faire machine arrière et se réinventer.

Un épisode plein d’honnêteté, sans filtre, exactement ce qu’on aime partager avec vous dans Capture ton Business.

Retrouves Loïse sur Instagram !

Lou & Obéline 💛


PS : Si toi aussi, tu souhaites participer à un de nos podcast pour partager ton expérience dans l’entrepreneuriat, écris-nous !

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